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Nous vous avons déjà présenté les initiatives prises à Bruxelles en été et en Wallonie (campagne 'Relais pharmacie') dès le 25 novembre pour faire de la pharmacie un lieu d'accueil privilégié des victimes de violence intrafamiliale. Aux États-Unis aussi les pharmaciens sont partie prenante dans cette problématique. Des chercheurs se sont penchés sur le rôle des pharmacies de ville comme porte d'entrée d'identification ou d'intervention en cas de violence conjugale, de violence à l'égard des enfants et des personnes âgées, et en cas d'agressions sexuelles. Pour les auteurs, les pharmaciens et les étudiants en pharmacie devraient suivre une formation sur la violence interpersonnelle et cette formation devrait couvrir les signaux d'avertissement, la façon d'intervenir et les obligations de déclaration. Le blogue de la plateforme canadienne "Impact Pharmacie" explique que l'acronyme KIND a été développé afin d'aider les pharmaciens américains face à une personne victime de violence interpersonnelle.-K pour 'Know' (Savoir): s'assurer que le patient est dans un endroit confidentiel et sécuritaire afin de discuter de l'abus potentiel. Comprendre les obligations légales pouvant avoir un impact sur les actions à poser.-I pour 'Inquire' (Renseigner): se renseigner dans un endroit sécuritaire et informer le patient de ses observations et inquiétudes par rapport à sa sécurité et l'informer que (le pharmacien) veut lui offrir de l'aide.-N pour 'Notice' (Aviser): informer le patient sur les droits des victimes via des documents à lui remettre. Savoir que le patient n'est peut-être pas prêt à discuter du problème.-D pour 'Document' (Documenter): comprendre ce que l'on doit signaler et comment, documenter l'identification des abus et l'interaction des patients avec le service approprié.