La mise en oeuvre de la dématérialisation des prescriptions se poursuit avec le développement d'une nouvelle application Recip-e prévue pour 2026 et par la digitalisation des prescriptions de renvoi.
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Pour Recip-e, l'objectif est clair: contribuer à des soins de santé plus qualitatifs, à une plus grande responsabilisation des patients et à une coopération multidisciplinaire plus efficace. À côté du chantier toujours en cours de la digitalisation des prescriptions de renvoi, l'année 2024 a surtout été marquée par des avancées relatives aux prescriptions électroniques pharmaceutiques pour les médecins. " Les pharmaciens sont les plus avancés en ce qui concerne la digitalisation de la santé, du stock à la vente, sauf pour la prescription de renvoi de la bandagisterie qui sera digitalisée en 2026-27 ", explique Katrien Thorré, directrice de Recip-e. " Comme on est en train d'élaborer une nouvelle application dans un autre standard technologique (FHIR, Fast Healthcare Interoperability Resources), c'est aussi le moment de faire des adaptations. " Cette mutation ouvre les portes à l'échange de données, notamment à l'international. L'évolution technique relative au passage du cryptage des données à leur pseudonymisation devrait offrir plus de possibilités pour contrôler la qualité des informations envoyées à Recip-e: le patient existe-t-il/est-il toujours en vie? Le médicament existe-t-il/est-il commercialisé? Le prescripteur a t-il une licence valide? Les règles de prescription ont-elles été suivies? ... " La base de données des licences des médecins sera liée à Recip-e, on saura donc si le médecin peut encore pratiquer et si la prescription peut encore être exécutée. Quand il ouvre une prescription, le pharmacien pourra aussi consulter les allergies du patient, etc. On pourra donc faire le lien avec d'autres projets en e-Health, de sorte que le pharmacien aura accès à plus d'informations que les seules données de Recip-e ", ajoute-t-elle. L'agenda prévoit qu'en février 2026, tous les pharmaciens soient équipés pour recevoir les prescriptions au format FHIR. Les médecins devraient pouvoir prescrire dans ce format en mai 2026, la fin des prescriptions Kmehr étant prévue pour juin 2027. " Par ailleurs, ces données pourront aussi être utilisées pour faire de la recherche et éventuellement orienter les politiques en santé, sans compromettre la confidentialité des données personnelles. " La question du consentement éclairé du patient se pose néanmoins de plus en plus. Katrien Thorré affirme qu'il reste propriétaire de ses données. " Surmasanté. be, il peut choisir de partager ou non ses données. Dans le groupe de travail communication, on sensibilise les prestataires de soins et les partenaires comme l'Inami, les mutuelles et les organisations de patients à leur rôle d'information des patients sur leurs droits. "" Le but c'est que la nouvelle application facilite le travail du pharmacien et que tout le monde collabore avec le patient parce que c'est autour de lui que les soins doivent se faire ", conclut-elle.